Ecole de Musique Bois-Guillaume - Bihorel - Isneauville

Devenir musicien …

Pour les jeunes qui arrivent, le monde musical est un labyrinthe qui n’apparaîtra dans son ensemble qu’avec l’expérience et les années. Souvent les conseils manquent et celui qui se sent musicien suit ses propres intuitions, ce qui explique la si grande variété de parcours ! Choisir un métier, s’engager dans une vocation, c’est embrasser un mystère. Inquiétant et fascinant, c’est de lui dont on se fabriquera les armes pour en conquérir la lumière.

 

Depuis la révolution française, l’enseignement musical pyramidal vise à sélectionner les meilleurs éléments sur tout le territoire afin de les envoyer vers le conservatoire national qui alimentera à son tour les orchestres et les théâtres. Ainsi les méthodes instrumentales les plus utilisées ou les pièces de concours imposées sont celles en vigueur au CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris ou de Lyon). Les musiciens revenus dans les régions deviennent à leur tour les professeurs admirés qui vont poursuivre cette tâche. Il va de soi que le niveau instrumental général s’est considérablement amélioré et atteint aujourd’hui des niveaux de perfection hallucinants ! La voie royale est celle de l’artiste doué qui passe tous les filtres que sont les diplômes, devient musicien d’orchestre, puis soliste. Mais pour un qui suit cette voie jusqu’au bout, combien n’en arpentent que quelques kilomètres ? Voilà la manière dont s’y prend la société pour intégrer de façon pragmatique l’élément musical, qui en dépit de ces efforts ne se laisse pas saisir si facilement.

 

Celui qui veut vivre de son métier doit attacher une grande importance aux diplômes. Ils ne garantissent pas l'excellence, mais dans un domaine aussi immatériel que la musique, ils sont le repère qui fera toujours la différence, autant pour les musiciens que pour ceux qui ne connaissent pas la musique. On pardonnera tout à celui qui sort du CNSM, mais on ne reconnaîtra pas la qualité de celui qui n'en sort pas.

 

Etudes et diplômes :

Au collège, les élèves en classes CHAM bénéficient d’un aménagement horaire : pas de cours de technologie mais trois heures de musique par semaine. Ils terminent leurs cours plus tôt dans l’après-midi afin de suivre les cours du Conservatoire. Cette classe n’a aucune vocation professionnelle. Après ce cursus, l’élève peut intégrer n’importe quelle classe de 2°.

 

Le CEPI  (cycle d'enseignement professionnel initial dans les conservatoires) d’une durée de 2 à 4 ans, est sanctionné par le diplôme national d'orientation professionnelle (DNOP) qui permet de se présenter à une formation professionnelle supérieure. Il remplacera progressivement l'actuel Diplôme d'études musicales (DEM), et l’ancienne médaille d’or. Il est préparé par les Conservatoires et écoles Nationales appelés aujourd’hui respectivement CRR Conservatoire à rayonnement régional et CRD Conservatoire à rayonnement départemental.

 

Le Cefedem a pour objectif de préparer les enseignants en conservatoire à leur futur métier en les faisant pour cela réfléchir aux différents domaines qui concernent l'enseignement de la musique. Il est sanctionné au bout de deux ans par le Diplôme d'Etat (DE) de professeur de musique en conservatoire ou école de musique national ou municipal.

 

 

Université de Musicologie : (site du Département) principaux débouchés :  

  1. L'enseignement :

Professeur dans les collèges et lycées : CAPES

Professeur de musique dans les conservatoires : CEFEDEM

Agrégation de musicologie

 

  1. La recherche :

Un autre débouché est la recherche en musicologie, accessible à partir d'un bac +5 : le doctorat.

 

  1. La formation au CFMI  (Centre de Formation de Musiciens Intervenant à l'école élémentaire et préélémentaire) est sanctionnée par un diplôme universitaire qui donne accès à l'exercice de la profession de Musicien intervenant à l'école (DUMI).

Animateur musical

Professeurs des écoles.

Concours de la fonction publique

 

La Musicothérapie  propose de développer et de promouvoir l'application des effets psychophysiologiques, affectifs et relationnels de la musique.

 

Conquérir la maîtrise de son instrument représente un investissement considérable en temps et en énergie. Suivant l’instrument et l’aptitude entre 4 et 12h par jours sont nécessaires entre 15 et 23 ans qui est la période où les possibilités de progrès sont les plus importants. Ensuite l’expression gagnera en maturité. Curieusement, un enfant qui commence à jouer de son instrument à 5 ans ne jouera pas mieux à 23 ans qu’un autre qui aura commencé à 15 ans.

 

La « chance » intervient encore pour une grande part dans le parcours. Suivant les rencontres, pour un niveau comparable, l’un sera reconnu et l’autre non… La cooptation n’est pas le système en usage, toutefois le nombre de candidats étant supérieur à l’offre de postes, celui qui est bien guidé s’en sortira mieux.

 

Les Concours d’orchestres  ou internationaux  forment presque l’ultime étape pour tout ceux qui ont survécu aux examens de leur scolarité. Entre un et trois mois de préparation intensive, comme celle d’un athlète de haut niveau, un déplacement, trois tours de concours : premier tour, 80 candidats : concerto. On joue derrière paravent jusqu’à la clochette. Second tour 10 candidats : autre concerto, traits d’orchestre, troisième tour 2 candidats jouent avec les solistes de l’orchestre. Si on est armé dans sa tête autant qu’avec son instrument et que l’on sort vivant de ces épreuves, alors la carrière s’ouvre. Mais pour les quelques-uns qui sortent renforcés, combien se retrouvent sonnés, au départ d’une nouvelle route qui n’est pas tracée comme celle royale, mais qui va s’avérer au moins aussi passionnante, sinon plus. 

 

Mais pour tous les musiciens, le domaine dans lequel ils iront toujours s'investir c'est dans la création d'ensembles ou de groupes. Généralement moins structurés que les institutions nationales ou régionales, ils forment le lieu de rencontres formidable où vont s'exprimer leur potentiel créateur et improvisateur. Tous les musiciens en poste font partie d'un quatuor, d'un orchestre, d'un chœur... pour lequel ils ne compterons pas leurs heures ni protesteront contre les bien maigres cachets.  

 

De très nombreux domaines à l’intérieur de la musique sont autant de métiers que le musicien peut pratiquer suivant ses propres dispositions. Rares sont ceux disposant simultanément de tous les dons : oreille, imagination créatrice (compositeur, direction d’orchestre ou de chœur), sonorité, virtuosité, expression, lecture, maîtrise du trac (instrumentiste, chanteur), sens de la pédagogie (professeur), goût de la scène (soliste), habileté manuelle (luthier), goût pour la technique (métiers du son), goût pour la thérapie (musicothérapeute) …

Eric Bligny oct 08

 
 
Nathan Milstein, violoniste, géant parmi les géants, s'exprime à la radio :  "Pour faire une carrière il faut des qualités morales bien supérieures à celles d'instrumentiste afin de surmonter ses premiers échecs ou ses premières réussites. Alors il faut être dévoué à la musique, pas à la carrière ».
 
Institut Technologique Européen des Métiers de la Musique :  http://www.itemm.fr/site2/index.php 
Webmaster Eric Bligny
Site réalisé avec Oxatis